30 novembre 2005
le début de la suite
après la fin qui n'était qu'une demi fin, voici le début de la suite qui n'est qu'un nouveau départ, en espérant que vous soyez partant pour la suite à vivre now avec moi en direct de ce new blog
et pour démarrer voici une petite fée :)
On ne perd pas les habitudes de l'autre blog avec ici un sommaire par date sans liens :
* 30 novembre : le début de la suite / soldat louis / grève de la faim de mai 1981
* 2 décembre : the collection d'Alanis Morissette / pour la liberté de la presse Jean-Philippe Charbonnier
* 4 décembre : bô danseur
* 6 décembre : exit music (for a film) / lettre ouverte de la FMO au ministre de la santé et des solidarités / j'aime les loups
* 7 décembre : tites images de chez moua / Les "intelligences multiples" d'Howard Gardner / dorothée revient
* 8 décembre : photos de moi / olivia ruiz
* 9 décembre : tôt ou tard, le label / clowns sans frontières
* 10 décembre : kiwi, mon amour, ma vie / promenade champêtre
* 12 décembre : soirée bowling, fiesta / danse indienne par TheMissMDR
* 13 décembre : Barbe-Noire, docu-fiction
* 14 décembre : Palais Royal
* 16 décembre : Princesses oubliées ou inconnues / 3-0 / la tropa
* 17 décembre : ne t'en va pas
* 18 décembre : je suis seule au monde = BB / un geste par jour / Harry Potter et la coupe de feu
* 19 décembre : mon bô sapin / tanwen / desperate housewives
* 20 décembre : desperate housewives / l'indécision de da silva
* 21 décembre : bonobo / one voice / dynastie chedid => Andrée, Louis, Mathieu / yannick noah
* 22 décembre : les dents du bonheur / la reine Julia / le 22 pour la 2e fois
* 23 decembre : histoire de prénoms / stéphanie de monaco / Maïa est née / Les triplettes de Belleville / Loisel => Peter Pan
* 25 décembre : au pied du sapin / liberté, égalité, handicapés
* 26 décembre : en tête à tête avec M / vanessa paradis
* 27 décembre : en tête à tête avec M
* 28 décembre : gone with the wind / têtes raides / 37 / dans la jungle / photos neige et campagne ensoleillée
* 30 décembre : une assiette contre la faim / tickets donnés, repas partagés / Miou / loupo
* 01 janvier : et une dinde à l'amiante ! une ! / ath bhliain faoi mhaise
* 04 janvier : panne
* 08 janvier : panne
* 11 janvier : retour / OL / l'année ciné
* 12 janvier : télé mon amour
* 15 janvier : danse avec les ogres
* 16 janvier : génération précaire
*
18 janvier : nine million bicycles / seven nation army / l'odysée
sibérienne, le rêve utile / déforestation / l'homme dans la nature /
biodiversité / 14 réflexes utiles pour la planète / réflexe n°1 /
chanson de l'eau
* 19 janvier : fleur bleue / réflexe n°2
* 20 janvier : comment j'ai foiré ma start-up / réflexe n°3 / même pas peur
* 21 janvier : 斯蒂芬妮( / la vieille / ébriété tévé / la malédiction du boeuf / réflexe n°4
* 22 janvier : joyeux 22 à tous / trois accords / réflexe n°5 / 22 mania
* 24 janvier : under pressure / réflexe n°6 / réflexe n°7
* 25 janvier : chicago / coup dur sur l'odyssée / réflexe n°8
* 27 janvier : black eyed peas / peines d'amour perdues / réflexe n°9 / réflexe n°10 / serre-moi
* 28 janvier : plumes vertes / tunisie / réflexe n°11
* 29 janvier : les trois accords bis / gros mammouth album / saskatchewan / réflexe n°12
* 30 janvier : mon job / sinsemilia / réflexe n°13
* 31 janvier : réflexe n°14
* 1er février : message de la FMO
* 04 février : le secret de brokeback mountain / aurélie brousse / ang lee / michelle williams
* 05 février : salut à toi / ang lee / l'école des maris / 32
* 06 février : rené barjavel / danse
* 08 février : starsailor, four to the floor / invitation
* 09 février : sissi
* 10 février : sissi le retour
* 11 février : bye bye Carrie
* 12 février : sean paul
* 14 février : le rachis cervical / si ça fait mal / tanguy
* 15 février : patineurs de mes rêves / ma contrex chérie
* 16 février : Simone est morT
* 17 février : le patinage, cette arnaque ! / les stats
* 19 février : à venir / les bronzés / amis pour la vie
* 21 février : je vous trouve très beau / liens d'amis / yahoo / tickets restaurant pour la croix rouge / la belgique, exemple à suivre / le commerce équitable / Vicky récupérée par One Voice / multilinguisme
* 22 février : mon image, ma journée / FBI, portés disparus / pense-bête
* 24 février : suddenly I see, KT Tunstall
* 25 février : non violence / mon poulet de bresse / kiwi, la neige et autres sujets
* 27 février : johnny rep
* 01 mars : ça sent l'printemps / l'école des femmes / vive le québec live
* 02 mars : billy boys
* 03 mars : le trésor du baobab
* 04 mars : da vinci code / a day for Flo and Sacha
* 05 mars : victoires de la musique / sofia boutella, le visage de la pub nike
* 06 mars : good bye lenin
* 07 mars : mardi 7
* 08 mars : le cygne noir / SOS rescue me, Rihanna
* 11 mars : moi, Ming / 222
* 12 mars : geisha / mémoires d'une geisha
* 13 mars : chromasia / mon coeur, mon amour par Anaïs / vettriano / anaïs bis
* 15 mars : zsuzsanna varkony, la rue ketanou, mon côté punk
* 17 mars : ez3kiel / lettre d'Irlande
* 18 mars : feist
C'est en 1988 que l'on entend pour la première fois le "tube" venu de Bretagne "Du Rhum, Des Femmes…". Ce tube se retrouve propulsé à la deuxième place du Top 50 et le 45 tours se vend à 750 000 exemplaires. Soldat Louis, surnom de son chanteur Serge Danet, entre dans la légende. Soldat Louis, c'est l’équipage le plus festif et le plus joyeusement anar que la Bretagne ait jamais enfanté. Autant dire, pour ceux qui l’ignoreraient encore, que les petits gars de Soldat Louis ne sont pas exactement des enfants de chœur, ou alors supprimons le «h», car du cœur, ils en ont gros comme ça. Chez ces dangereux pirates du compact disc, pas de chichis, pas de tralalas, mais de la tranche de vie boucanière, de la déclaration d’amour flibustière. Auprès de ma bande, qu’ils chantent, et l’on sent bien qu’il y fait bon. Sinon, pourquoi voudrait-on la rejoindre, cette sacrée bande qui est aussi un sacré band.. Les musiciens revendiquent haut et fort leur appartenance bretonne. Sur fond de guitare rock et de cornemuses, Soldat Louis chante sa patrie, la mer et les aventures tumultueuses de ceux qui en vivent."
http://www.festival-cornouaille.com/programme/21-jeudi.asp
Je suis en possession de trois albums de Soldat Louis bien que je n'en écoute qu'un seul : "En vrai" sorti en 1997 qui est un magnifique live. Et j'avoue que je ne les aime qu'en live :D
Soldat Louis se voit très vite catalogué comme un groupe "pochtron" notamment grâce au méga tube de départ "Du rhum, des femmes" qui pour beaucoup reste la seule chanson jamais entendue de ce groupe, très breton et très festif.
Je ne sais pas comment j'en suis venue à me procurer un album d'eux mais je suis bien contente de l'avoir fait.
A suivre quelques paroles ...
Spéciale dédicace to Puchkin
C'est un pays, fallait qu'j't'en parle
Car j'l'ai dans l'coeur comme tu crois pas
Quand j'suis pas d'dans c'est pas normal
A croire que l'monde n'existe pas.
C'est pas fait pour les cons qui râlent
Après la pluie ou j'sais pas quoi
Moi j'l'aime mieux sous un ciel qui chiale
Balayé par un vent d'noroît.
Là-bas c'est la mer qui donne
Et qui reprend quand ça lui plaît
Et ce putain d'glas qui résonne
Quand elle a r'pris tout l'monde le sait.
Là-bas si c'est pas pour ta pomme
On te le f'ra savoir vit'fait
Ils en ont vu passer des tonnes
De colons et voire même d'Anglais.
Et puis parfois toute la violence
Qui fait lever l'poing sur la place
Qui rappelle qu'il y a méfiance
Après la langue on vise la race.
Qu'elle s'est pas trop gênée la France
Pour lui mettre les pieds dans la crasse
Des fois qu'l'idée d'indépedance
Ne laiss'rait pas vraiment de glace.
Car ça n'aime pas les conquérants
A la cupidité vénale
D'puis qu'une Duchesse encore enfant
S'est fait mettr' d'une manière royale.
Sa liberté c'est l'océan
Qui la nuit va r'joindre les étoiles
Et sa terre qui a fait serment
D'être à jamais terre nationale.
C'est aux cris des oiseaux de mer
Quand il reviennent près du rivage
Que j'ai compris qu'il y a l'enfer
Mais qu'ça vaut toujours mieux qu'une cage.
Et même quand chaque jour est une guerre
Qui n'se lit que sur les visages
Ici on n'parle pas d'sa misère
Et encore moins de son courage.
Si j'en rajoute un peu, tant pis
Au début j't'ai bien dit que j'l'aime
Dans tout c'merdier c'putain d'pays
M'tient plus chaud qu'la gonzesse que j'traîne.
J'ai pas fini d'l'ouvrir pour lui
Pour lui j'fil'rais même des chataîgnes
Au premier salaud qui l'détruit
Ou qui voudrait lui r'mettre des chaînes
Ombres courbées sous l'orage
Ombres du vent
Lassées des outrages de l'océan
Portées pas d'autres images
Ou d'autres temps
Ames sombres et fragiles
Armées de silence
De granit et d'argile
De siècles d'érrances
Ombres sur la lande
Brisées de chagrin
Femmes de légende
Le regard si loin
Elles attendent qu'ils rentrent
Elles attendent en vain
Ne veulent rien entendre
Du ciel qui s'éteint
Ombres de tous les rivages
Ombres du vent
Tenues en otages aussi longtemps
Face à l'écume sauvage
De vos tourments
Vos amours vous appellent
Les vagues vous disent
L'attente est plus cruelle
La mort sans surprise
Ombres sur la lande
Brisées de chagrin
Femmes de légende
Le regard si loin
Elles attendent qu'ils rentrent
Elles attendent en vain
Ne veulent rien entendre
Du ciel qui s'éteint
Soldat Louis en force pour ce début de blog
Condamnés à l'océan au vent qui mène le bal
Oubliés des honnêtes gens du dieu des cathédrales
Rien n'pouvant plus les sauver on peut traîner nos âmes
Des tropiques aux bas quartiers de Rotterdam.
A force de chercher les brumes où cacher nos erreurs
Nous gentilshommes de fortune de quoi avons nous peur
Plus du gibet d'Savannah que d'Satan et ses flammes
On préfère la mort du bras qui tient une lame
Prêt à livrer mille batailles pour l'or du roi d'Espagne
Le pont témoin d'nos ripailles sait chaque fois que l'on gagne
Le rhum et le chant des hommes font briller les étoiles
Sur une gigue on fait les mômes on remet les voiles
Le cap sur les mers du sud le temps nous en fait voir
On trouve not' lot d'solitude, de haine de désespoir
Tant pis pour la proie facile qui croise notre route
Une fille contre un droit d'asile, c'est c'que ça coûte.
Frères assassins déserteurs au destin sanguinaire
La bible le Jolly Roger à bord ça va de pair
Ce n'est pas l'sang sur nos mains qui fera peur aux femmes
Comme nous elles valent moins que rien, moins que leurs charmes
Adieu camarades que la "sournoise" demande
Aux brisants comme aux déferlantes
Du sel de nos larmes jusqu'au noir de l'absence
Mat'lot que la peine est immense.
Oh frères du port
Nos yeux toujours chercheront
Les fleurs lancées par d'sus bord
Recouvrant l'écume d'ajoncs.
Adieu camarades volés par l'océan
Quand vos plaintes se mêlent au vent
Il pleut sur la rade sur nos coeurs et pourtant
D'autres vous rejoindront sûr'ment.
Oh frères du port
Nos yeux toujours chercheront
Les fleurs lancées par d'sus bord
Recouvrant l'écume d'ajoncs.
Adieu camarades perdus dans la tourmente
Maudissez la vague insolente
A jamais vos noms en nos âmes dolentes
Elles écoutent la mer qui chante.
Oh frères du port
Nos yeux toujours chercheront
Les fleurs lancées par d'sus bord
Recouvrant l'écume d'ajoncs.
Adieu camarades du pays des légendes
Faites que l'saint patron vous entende
D'mandez lui d'veiller sur ceux qui vous attendent
Sur un bout d'granit et de lande.
Tirer des caisses ok
Ho hé ho hé ho
Bon dieu tu parles d'un cadeau
Même à fond d'cale sur un rafiot
De Lorient à Glasgow
J'suis partant ho hé ho
{x2}
Descendre à terre ok
Ho hé ho hé ho
Trois nuits pour changer de peau
Puisque tous les ports se ressemblent
C'est dans les bars qu'on flambe
Au bras d'fer ho hé ho
{x2}
Se prendre des caisses ok
Ho hé ho hé ho
Dans l'noir d'un claque à mat'lots
J'imagine au coeur de l'ivresse
Une frangine ses caresses
Et l'soleil ho hé ho
{x2}
Reprendre la mer ok
Ho hé ho hé ho
R'trouver la gueule du bosco
Qu'importe tant qu'y aura des escales
Des filles pour le moral
Et de la bière ho hé ho
{x2}
Tirer des caisses ok
Ho hé ho hé ho
Bon dieu tu parles d'un cadeau
Même à fond d'cale sur un rafiot
De Lorient à Glasgow
J'suis partant ho hé ho
La grève de la faim de mai 1981 - 10 MORTS POUR L'IRLANDE
Il y a 20 ans, le 5 mai 1981, mourait Bobby Sands, le premier des dix grévistes de la faim dont la lente agonie marqua un tournant décisif dans l'histoire du mouvement républicain et de l'Irlande du Nord.
Bobby Sands, Francis Hughes, Ray McCreesh, Patsy O'Hara, Joe McDonnell, Martin Hurson, Kevin Lynch, Kieran Doherty, Tom McElwee et Mickey Devine mourront entre le 5 mai et le 20 août. Leurs revendications, les "5 demandes", étaient le droit de porter des vêtements civils, de refuser le travail carcéral, le droit de visite, d'association, le droit aux remises de peine et visaient à rétablir un statut dont bénéficiaient leurs camarades condamnés avant 1977.
Pour comprendre la grève de la faim, il faut remonter à la fin des années soixante, quand le mouvement pour les droits civiques réclamait l'égalité des droits pour la population nationaliste vivant dans le petit Etat artificiel créé au Nord de l'Irlande par les Britanniques. Des revendications élémentaires: droit de vote pour tous aux élections municipales, droit à l'emploi et au logement. La répression brutale des manifestations pacifiques et la chasse aux "papistes" menée par les unionistes et leurs milices en 1969 avaient eu deux conséquences: la fuite au Sud de centaines de familles terrorisées et la renaissance de l'IRA, marginalisée depuis l'échec des campagnes des années cinquante. Après l'arrivée des troupes britanniques censées protéger la population nationaliste, les illusions s'écroulent. Aux exactions des loyalistes s'ajoute la répression policière et militaire. L'IRA est la seule protection des quartiers catholiques, et les jeunes s'engagent en masse dans ses rangs.
A partir de 1972, les cours de justice expéditive créées après la promulgation des "pouvoirs spéciaux" envoient des centaines de jeunes gens condamnés à de très lourdes peines dans les quartiers de la prison de Long Kesh, près de Belfast. Après une grève de la faim de 35 jours, ils obtiennent un statut très proche de celui des prisonniers de guerre.
Criminalisation
C'est un gouvernement travailliste qui décide de retirer ce statut à tous les prisonniers condamnés après le 1er mars 1976. Le gouvernement britannique a rompu la trêve, il s'emploie à convaincre l'opinion internationale et les journalistes étrangers (basés à Londres et régulièrement "briefés") du caractère mafieux et terroriste de la lutte de libération nationale. Il lui faut donc en finir avec ce statut de prisonnier politique qui contredit sa thèse. On construit de nouveaux baraquements à Long Kesh, les fameux "Blocs H", pour enfermer ceux qui n'auront pas le même statut que leurs camarades. Ils seront traités comme des criminels, ce qui est inacceptable pour les militants républicains. Le 14 septembre 1976, Kieran Nugent est le premier volontaire de l'IRA condamné sous le nouveau régime. Il refuse de revêtir l'uniforme des prisonniers de droit commun et sera ramené nu dans sa cellule.
C'est le début d'une lutte extrêmement éprouvante, pendant laquelle les volontaires de l'IRA et de l'INLA vont vivre nus sous une mince couverture dans des cellules glacées, affamés, privés de droit de promenade et pratiquement coupés du monde, frappés et humiliés par les gardiens. L'interdiction de porter la couverture en dehors de la cellule obligeait les prisonniers à sortir nus pour aller aux douches ou à la cantine, les agressions physiques s'ajoutant à l'humiliation. Ce qui entraîna leur refus de sortir et la grève de l'hygiène, rejoints par leurs camarades femmes de la prison d'Armagh. A partir de 1978, les prisonniers restent enfermés dans des cellules puantes. Malgré les inépuisables astuces imaginées pour communiquer avec les autres cellules et l'extérieur, la situation deviendra intolérable. Le 27 octobre 1980, Sinn Féin annonce le début d'une grève de la faim. Elle cessera sur la foi de promesses jamais tenues.
Bobby Sands est élu
Bobby Sands se met en grève de la faim le 1er mars, sur la base des 5 demandes et la grève de l'hygiène se termine. Tout le monde savait que Bobby Sands irait jusqu'au bout. C'est Margaret Thatcher qui sévit à Londres et le bras de fer commence. Le 10 avril, il est élu député dans une élection partielle du Fermanagh-South Tyrone. Les prisonniers ne peuvent se contenir et malgré les consignes de silence, pour cacher aux gardiens la présence de radios, la prison résonne de leurs cris de joie. Tous pensent que le soutien de la population nationaliste, déjà évident dans les immenses manifestations, confirmé par le vote, malgré la candidature du SDLP modéré sur la même circonscription, va sauver Bobby.
Un élu à Westminster! C'était une décision douloureuse pour le mouvement républicain, abstentionniste depuis 1922, puisqu'il ne reconnaissait pas la légitimité du mini-Etat du Nord, pas plus que celle de la République amputée d'une partie de son territoire. Mais Thatcher se fiche de l'opinion internationale. Bobby Sands, élu ou pas, s'affronte à l'empire britannique. Il a eu le culot de prouver que le mouvement républicain n'est pas une bande de criminels isolés. La Commission européenne des droits de l'Homme intervient, beaucoup trop tard, et tente de rendre visite à Bobby Sands le 24 avril, mais est incapable d'imposer à Londres la présence de Gerry Adams et de Danny Morrison, comme l'exigeait Sands. Il meurt le 5 mai. Les quatre mois qui suivent sont horribles, avec la succession des manifestations, les grévistes qui meurent les uns après les autres, Francis Hughes le 12 mai, Ray McCreesh le 21, Patsy O'Hara (INLA) le 22. Le mois de juin offre un répit, mais Joe McDonnell meurt le 8 juillet, Martin Hurson le 13, Kevin Lynch (INLA) le 1er août. Kieran Doherty, bien qu'il ait été élu député le 11 juin dans les 26 comtés, meurt à son tour le 2 août. Une chape de plomb, faite de désespoir et de rage impuissante, s'empare des ghettos nationalistes. Tom McElwee meurt le 8 août et Mickey Devine (INLA) le 20. Les familles des autres grévistes, à bout de nerfs, sous la pression de l'église catholique et des autorités britanniques donnent une par une l'autorisation de nourrir artificiellement les volontaires qui tombent dans le coma. La grève de la faim n'a plus de sens, elle se termine.
D'immenses conséquences
Mais ses conséquences seront immenses. Elle a soudé la population nationaliste et suscité un mouvement de solidarité dans le monde entier. Elle a détruit des années de propagande et fait échouer la "criminalisation": c'est le gouvernement britannique qui, après avoir assassiné de sang-froid dix jeunes gens, aura du mal à affronter la condamnation internationale. A l'intérieur du mouvement républicain, elle va aussi changer la donne. La jeune génération a prouvé son dévouement total et ses capacités politiques. En 1986, elle prendra le pouvoir dans le mouvement sur la base du programme "Armalite* et bulletin de vote". Sans renoncer à la lutte armée, elle rompra définitivement avec la politique abstentionniste. Seule une petite minorité autour de Ruairi O'Bradeigh, l'ancien président, campant sur la position de la lutte armée comme seul moyen de libération, scissionnera pour former l'"IRA de la continuité". En 1987, Gerry Adams sera élu député de Belfast-Ouest. En août 2000, la prison de Long Kesh ferme ses portes après la libération des derniers prisonniers.
La grève de la faim a bouleversé la stratégie du mouvement républicain et son impact, tant politique qu'émotionnel, en a fait l'événement majeur de l'histoire du conflit (loin d'être terminé) au Nord de l'Irlande.
Mireille Terrin
Cela a abouti à une chanson de Soldat Louis :
Les chansons des rues de Belfast
Ont le même parfum d'Irlande
Elles pleurent comme le ciel de Belfast
Comme ont pleuré les yeux de Bobby Sands
Les chansons d'amour en Ulster
Font briller les yeux des filles
Parfois oublier l'Angleterre
Les militaires stationnés pour la vie.
Les chansons de guerre à Belfast
Sont piégées de haine farouche
Pour hurler à la gueule d'en face
Pour eux, il restera toujours une cartouche.
Chantez plus fort que le monde vous entende
Jurez "à mort l'insolente!"
Luttez encore comme pour l'indépendance
Aimez plus fort comme aimait
Bobby Sands
Toutes les chansons d'Irlande du Nord
Se souviennent d'une dame de fer
Qui s'était juré d'les voir morts
Un passeport catholique "Bon pour l'Enfer"
Les chansons des pubs de Belfast
Trouvent même la bière militante
L'ivresse étant bien moins néfaste
Que l'arrogance de la classe protestante
Chantez plus fort que le monde vous entende
Jurez "à mort l'insolente!"
Luttez encore comme pour l'indépendance
Aimez plus fort comme aimait
Bobby Sands
Les chansons d'curé en Irlande
Ont quelques âmes à defendre
Si pour les deux cotés elle chantent
Sans arme, elles savent, pas de miracle à attendre
Les chansons des mômes de Belfast
Sentent déjà bon la colère
Pour qu'l'injustice n'est plus sa place
Les points serrés avant le plastic du père
Chantez plus fort que le monde vous entende
Jurez "à mort l'insolente!"
Luttez encore comme pour l'indépendance
Aimez plus fort comme aimait
Bobby Sands
Les chansons des rues de Belfast
Ont le même parfum d'Irlande
Elles pleurent comme le ciel de Belfast
Comme ont pleurés les yeux de Bobby Sands
Comme ont pleurés leurs yeux pour Bobby Sands ...
02 décembre 2005
the collection
Joli doigt non ?
D'ailleurs à vrai dire j'adore la pochette de l'album globalement alors je vais vous gaver d'images au milieu de quelques paroles :D
Vous l'aurez compris, sujet du jour "The Collection" d'Alanis Morissette. Elle aurait pu l'appeler "best of" ou autre "essential" mais elle l'appelle "The Collection". Vous voulez savoir pourquoi ? (question purement rhétorique car je vais donner la solution :D )
Je laisse la parole à Alanis : "Il m'a fallu du temps pour décider quelles chansons s'accorderaient le mieux avec cette "collection". Une chose difficile à faire ... Beaucoup d'artistes considèrent, de façon appropriée, leurs chansons comme étant leurs propres enfants ... Je les considère comme étant des pièces dans ma maison, chacune d'elle ayant son propre parfum, ses souvenirs, ses textures et ses énergies. Certaines de ses chansons sont plus reconnaissables, alors que d'autres ne sont jamais sorties en singles, mais ont tenu une place importante dans mon coeur. Les considérer comme mes favorites ne permettraient pas de prendre en compte le fait que mes favorites peuvent changer, comme moi (parfois chaque heure de chaque semaine). Donc c'est une géniale vue d'ensemble ou un instantané de ces dernières années, avec plus d'objectivité, et une inspiration pour un nouveau départ. Je vais continuer à enregistrer au jour le jour ma vie, comme un dépliant, et mes observations personnelles. Ca a été un privilège et un cadeau fantastique de pouvoir écrire ou co-écrire ces chansons et les partager avec vous. Je suis touchée par ça, et je vous les offre pour qu'elles deviennent les vôtres, et pour que vous puissiez prendre le confort ou l'amour ou l'inspiration (ou rien !) qu'elles peuvent vous offrir."
Alors pas un nouvel album mais plutôt une compil bien faite avec les plus "grands" titres pour ceux qui voudraient un best of mais aussi une reprise étonnante de "Crazy" de Seal et un petit bijou "Let's do it" extrait de la BO de "de-lovely" film avec Alanis. On notera aussi l'inédit "uninvited".
Pour ceux qui veulent en savoir un peu plus, je renvoie à l'adresse dédiée à cette collection : http://www.alanis.com/collection/
Bonne visite :)
Allez on va mettre quelques paroles pour la route.
but that’s why
birds do it, bees do it
even educated fleas do it
let's do it, let's fall in love
in spain, the best upper sets do it
lithuanians and letts do it
let's do it, let's fall in love
the dutch in old amsterdam do it
not to mention the finns
folks in siam do it
think of siamese twins
some argentines, without means, do it
people say, in boston, even beans do it
let's do it, let's fall in love
romantic sponges, they say, do it
oysters, down in oyster bay, do it
let's do it, let's fall in love
cold cape cod clams, against their wish, do it
even lazy jellyfish do it
let's do it, let's fall in love
electric eels, i might add, do it
though it shocks 'em, i know
why ask if shad do it
waiter, bring me shad roe
in shallow shoals, english soles do it
goldfish, in the privacy of bowls, do it
let's do it, let's fall in love
the dragonflies, in the reeds do it,
sentimental centipedes do it,
let’s do it, let’s fall in love.
mosquitoes, heaven forbid, do it,
so does every katydid do it,
let’s do it, let’s fall in love.
the most refined ladybugs do it,
when a gentleman calls,
moths in your rugs do it,
what’s the use of moth balls ?
locusts in trees do it,
bees do it,
even overeducated fleas do it,
let’s do it, let’s fall in love.
let’s do it, let’s fall in love,
let’s do it, let’s fall in love
J'ai failli oublier la couverture de la pochette :)
pour la liberté de la presse
Venant de me procurer le n°20 des albums de RSF pour la liberté de la presse, je fais un petit point sur les anciens albums et vous invite à vous procurer ceux qui ne sont pas épuisés :)
D'abord une petite photo du n°20 :
Les premiers albums nommés "100 photos pour la liberté de la presse" parus entre 1993 et 1998 avec entre autres 100 photos de Sebastiao Salgado en 1996 sont tous épuisés. Mais pour les amoureux de la photo je conseille vivement le livre "Exodes" de ce grand photographe de l'humanitaire qui, bien que magnifique (je parle du livre) se trouve aujourd'hui indisponible presque partout sauf sur amazon.fr où il est proposé d'occasion à 262 € environ :D C'est vous dire sa valeur. Sinon Salgado est fréquemment exposé deci delà alors allez-y !
En épuisés on a également Doisneau, Ronis ou Cartier-Bresson.
Mais non ! Pas la peine de désespérer ! A partir de l'an 2000 sont sortis chaque année deux ouvrages. Et on les trouve encore tous en vente à partir de celui de la fin 2001. Voici donc une liste et dites-vous que chaque album coûté seulement 8€ et que les albums sont magnifiques donc pas de quoi se priver et pour Noël ça peut faire des cadeaux sympathiques, utiles et pas chers :) Sont donc encore en vente les :
n°12 William Klein (2001)
n°13 Yann Arthus-Bertrand (2002)
n°14 Edouard Boubat (2002)
n°15 Philip Plisson (2003)
n°16 Helmut Newton (2003)
n°17 Dominique Issermann (2004)
n°18 Jean Dieuzaide (2004)
n°19 JeanLoup Sieff (2005)
et le n°20 présenté ci-dessus et ci-dessous.
J'insiste un peu et j'attire votre attention sur le fait que ces photographes sont souvent ceux qui sortent de beaux livres en période de fêtes à 50€ voire beaucoup plus le livre alors qu'ici les albums réunissent une centaine de photos en grand format pour seulement 8€ ! Z'avez compris le message ?
On finit avec quelques photos du n°20
04 décembre 2005
parce que je suis une danseuse même si Flo en doute :) petite image d'un bô danseur
06 décembre 2005
exit music (for a film)
wake from your sleep
the drying of your tears
today we escape
we escape
pack and get dressed
before your father hears us
before all hell breaks loose
...............................breathe keep breathing
...............................dont loose your nerve
...............................breathe keep breathing
...............................i cant do this alone
.....sing us a song
.....a song to keep us warm
.....theres sucha chill sucha CHILL
...............................you can laugh
...............................a spineless laugh
...............................we hope your rules and wisdom choke you
................now we are one
................in everlasting peace
.........................................................we hope that you choke that you choke
.........................................................we hope that you choke that you choke
.........................................................we hope that you choke that you choke
Cette petite chanson de Radiohead qui est un pur chef d'oeuvre, un peu comme l'album donc elle est issue : OK Computer qui date de 1997. Bientôt 10 ans et pas une ride ! Merci à Tan pour l'inspiration.
Pour info, cette chanson s'écoute dans le noir et le silence absolus, volume maximum. :) Ci-joint un ti article sur cet album somptueux.
"La dépression mélodique à l'état pur. "OK Computer", c'est l'avenir K.O. : les ordinateurs qui avancent, l'Homme qui recule. Un album à vous dégoûter du futur. En 1997, Radiohead crée de toutes pièces un monde où règne la police du karma, où les extra-terrestres ont le mal du pays et font des petits films pour leurs pairs restés au pays, où les gens "fitter happier" (plus en forme, plus heureux) se sentent "comme des cobayes, dans une cage, sous antibiotiques". Et les amoureux ? Ils tentent à tout prix de s'échapper de ce monde ("Exit music (for a film)") par le suicide. Troisième album du groupe d'Oxford, souvent élevé au rang d'excellence, "OK Computer" est le fascinant précurseur des ébats electro-rock du groupe. Sans être d'une noirceur ombrageuse, ce disque, enregistré dans le manoir de Catherine's Court (une bâtisse du quinzième siècle proche de Bath et ayant appartenu à l'actrice Jane Seymour) n'est pas un puits d'allègresse.
Tout commence par un bruit d'accident : "Air bag" s'ouvre sur un bruit monstrueux. Ici, la machine est synonyme d'accident, et partant, de mort. La pochette de l'album présente une autoroute. Il n'en faut pas plus pour songer au roman "Crash" de JG Ballard : la volupté de la tôle froissée, l'ivresse née du chaos. Puis on passe d'un état qui frôlerait la félicité convulsive, ressentie dans la voix de Thom Yorke ("Paranoid Android"), à un apaisement ("Subterranean homesick alien"), annoncant ce néant que l'on s'apprête à explorer ("Exit music (for a film)"). Au coeur de cet élan vers la dépression, survient tel un espoir fleurissant "Let down", claire et jolie lueur. "OK Computer", ce sont le doute et l'angoisse magnifiés. Ici, la beauté ne se contente pas d'être admirable, elle se veut aussi bouleversante. On réécoute "Karma police" en se demandant comment la création d'une pareille mélodie est possible, une mélodie si pleine de prestance, en se demandant comment le bercement de "No surprises" (dont l'air au xylophone s'enferme dans votre esprit pour ne plus en sortir) peut être aussi simplement et immédiatement touchant, pénétrant. Le disque est chaotique, dense, on ne peut demeurer psychiquement insensible. Le "politisé" "Electioneering" ou "Climbing up the walls" provoquent une implosion telle qu'on ne sait plus, par méconnaissance de l'impact que ce chaos intérieur peut avoir, si l'on doit brutalement interrompre l'écoute, au risque de briser l'intensité de l'instant. Chaque titre a son histoire. Prenons celle d'"Exit music", par exemple. Une chanson enregistée pour le film "Romeo + Juliet", écrite d'après Thom Yorke "pour deux personnes qui devraient partir avant que les mauvais trucs ne commencent. Une chanson personnelle." La voix de Thom a été enregistrée dans le froid glacial du hall d'entrée. Quant au batteur, il enregistra sa partie dans la chambre d'enfants, au milieu des jouets. Par les textes, on pénètre une sorte de dimension où réalité et abstraction se rencontreraient, étoffées d'un effrayant matérialisme : alarmes finalement absentes, autoroutes et voitures allemandes, police arrêtant un homme qui serait l'égal d'une radio défaillante, extraterrestre... La paranoïa inspire à Thom Yorke quelques paroles poignantes : "s'il te plait arrête ce bruit / J'essaie de me reposer / De toutes ces voix de poulets non-nés dans ma tête". Les paroles de "Exit music (for a film)" sont reproduites différemment de ce que chante Thom : alors qu'il sussure "Wake from your sleep", la pochette indique "Wake from your dreams". Sommeil, rêves, sommes-nous dans une autre dimension, ou dans le reflet d'un monde en crise, allant vers un imparable conformisme ? On se surprend parfois à regretter qu'"OK Computer" puisse nous guider sur les pas du déchirement vif, de nous être laissé s'enfoncer lourdement. Car avec du recul, toute cette triste effervescence qu'il avait causé en nous peut s'effondrer. Il est possible d'éprouver quelque réjouissance lors d'une écoute, certains vous le diront et vous blâmeront pour avoir trouvé cette musique déprimante alors qu'elle est manifestement pour eux source de joie. Source de joie, certes, mais une joie étrangement antithétique. Cette capacité constitue sans doute la particularité et la réussite de ce disque, hormis la construction musicale, parfaite elle aussi. "Ambition makes you up very ugly" chante Thom Yorke sur "Paranoid android". Ici, l'ambition du groupe le pousse vers des sommets. Et "OK Computer" est le disque de toute une génération.
En 1992, Radiohead n'était qu'un gentil groupe britpop qui n'était pas noyé dans la masse grâce à un gros talent de composition. En 1995, il se détachait nettement de ce marais grâce à "The Bends". En 1997, il accède (et l'on notera la rapidité de la chose) au statut de groupe à part. Au-dessus, très au-dessus de la mélée rock. "
Lisa Richaud et Jean-Marc Grosdemouge
extrait de M La Musique
message de la FMO à diffuser ! à droite vous trouverez le lien qui mène au site pour plus d'infos
Monsieur Xavier Bertrand
Ministre de la santé et des solidarités
14, avenue Duquesne
75007 Paris
Objet : Défaut de mise en œuvre du Plan National Maladies Rares
Lettre ouverte destinée à être rendue publique
Recommandée AR
Paris, le 14 novembre 2005
Monsieur le Ministre,
Je fais suite à ma lettre du 26 septembre par laquelle j’attirais votre attention sur la difficulté que nous avions à obtenir de votre ministère le déblocage du soutien que le Plan National Maladies Rares a explicitement et nommément affecté à notre Fédération, soit 200 000 euros au titre de l’année 2005 (Axe 3, pages 13 et 15).
Vous avez jugé utile de ne pas répondre à mon courrier.
Je crains que ce choix ne soit reçu comme une marque de mépris, tant par notre Fédération que par les cent dix associations qui la composent, les milliers de bénévoles « Nez Rouges » qui la soutiennent et les dizaines de milliers de malades qui trouvent, depuis plus de dix ans, soutien et réconfort auprès de notre service d’écoute et d’orientation.
Sachez, Monsieur le Ministre, que je le regrette profondément.
Je me permets néanmoins de vous alerter à nouveau sur le fait que ni la Direction Générale de la Santé, ni l’INPES n’ont voulu recevoir notre dossier, chacune déclarant l’autre structure seule compétente.
C’est la raison pour laquelle je vous ai fait parvenir ce dossier, supposant que vous maîtrisiez mieux que nous les canaux obscurs par lesquels certains obtiennent facilement des subventions de votre ministère, et d’autres non.
Votre cabinet, pas plus que nous, n’a trouvé le bon circuit puisqu’il a transmis notre dossier à… la DGS, laquelle nous l’a purement et simplement renvoyé en disant, une fois de plus, qu’elle n’était pas compétente.
Je vous transmets donc à nouveau ce dossier en espérant que quelqu’un, quelque part, un jour, trouvera le moyen de faire appliquer les dispositions de l’Etat prises dans le cadre d’un Plan National.
Je vous informe également que, devant l’invraisemblable déni auquel elle est soumise, la Fédération des Maladies Orphelines est résolue à tout mettre en œuvre pour en découvir les véritables raisons et pour découvrir la destination finale des 200 000 euros qui lui sont affectés et qui, jusqu’à présent, semblent avoir mystérieusement disparu.
Pour ce faire, et la fin de l’exercice budgétaire approchant, elle tiendra, dès le lundi 21 novembre, copie de la présente lettre et fera part de ses inquiétudes à la représentation nationale, députés et sénateurs.
Elle tiendra également Monsieur le premier président de la Cour des comptes informé de la situation, considérant que la Cour sera probablement interessée par l’illustration ainsi apportée à son rapport 2004.
Elle alertera, enfin, l’Inspection générale des affaires sociales dans le cadre de ses missions d’évaluation de la régularité de la gestion publique.
Le lundi 28, la Fédération des Maladies Orphelines rendra compte publiquement de la façon dont les engagements pris dans le cadre du Plan National Maladies Rares auront été tenus.
Elle considère en effet comme son devoir de communiquer sur ce sujet via la presse et les médias de toute nature afin d’informer les quatre millions de personnes atteintes de maladies orphelines de la façon dont leur représentation associative est traitée et de la considération dans laquelle elles sont ainsi elles-mêmes tenues.
Permettez-moi, Monsieur le Ministre, d’insister sur un dernier point : il s’agit de la disproportion entre l’enjeu financier extrêmement marginal du soutien qui nous est affecté par le Plan et l’enjeu considérable de l’aide que nous apportons aux malades en luttant, notamment, contre l’errance diagnostique caractéristique de nos maladies.
Il ne peut vous avoir échappé, pas plus qu’il n’a échappé au rédacteur du plan, que notre action d’information et d’orientation des malades en errance est aussi un puissant générateur d’économies pour la Sécurité Sociale : combien de consultations inutiles, combien d’examens coûteux et superflus avons-nous permis d’éviter ? Pourquoi priver délibérément la Sécurité Sociale d’une source d’économies substantielles ? Même en ne prenant en compte que cet aspect strictement budgétaire, la non application du Plan et l’absence de soutien à notre action sont véritablement incompréhensibles.
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.
Martine Grandin
Présidente
j'aime les loups
Campagne web : "J’aime les loups"
décembre 2005, loup.org
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