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18 décembre 2005

critiques et images

2006calendar037

"Disons-le tout net : ce volet des aventures d'Harry Potter est dans la lignée des épisodes de la saga, à savoir encore plus ensorcelant que le précédent ne pouvait l'être. Un quatrième film plus sombre, plus violent, plus fouillé même si certains passages du livre original ont du en pâtir, "Harry Potter et la coupe de feu" est également un film bien plus drôle que ses prédécesseurs dans la mesure où les hormones commencent à travailler sérieusement Harry et ses amis... Et si tous les acteurs s'en donnent visiblement à coeur joie, Ralph Fiennes, méconnaissable, campe un Lord Voldemort qui marquera les esprits. Bref, LE divertissement de l'année 2005."

linternaute.com

18402298

"Il y a bien sûr la coupe de feu, enjeu d'un concours entre écoles de sorciers, et pour lequel Harry Potter représentera son établissement, Poudlard. Il y a toujours Lord Voldemort, maléfique magicien, qui ne veut que du mal au jeune sorcier. Et voilà les hormones, qui produisent chez les apprentis magiciens comme chez les adolescents moldus (le commun des mortels dans l'univers de J.K. Rowling) des bouleversements incontrôlables.

Quatrième épisode des aventures de Harry Potter, La Coupe de feu est alimentée par deux foyers d'incendie. D'une part, le monde des sorciers, que l'on avait découvert comme le royaume de la fantaisie dans les premiers épisodes, est désormais en proie au spectre de la guerre civile (magie blanche contre magie noire). D'autre part, Harry et ses amis, Ron Weasley et Hermione Granger, sont devenus des teen-agers à part entière.

Harry et Ron (et par une amusante coïncidence Daniel Radcliffe et Rupert Grint, les interprètes du rôle) ont pris les modulations incertaines et rauques qui caractérisent la mue vocale chez l'humain mâle. Quant à Hermione (Emma Watson), elle peut apparaître au bas du grand escalier de Poudlard, le soir du bal de fin d'année et demander sans crainte si elle l'a bien descendu.

La tâche de raconter cette double transition a été confiée — c'est une première dans la série — à un Britannique. Mike Newell a réalisé Quatre mariages et un enterrement, il sait donc être drôle. Mais ce cinéaste inégal est aussi l'auteur d'un beau film pour enfants aux résonances fantastiques, Le Cheval qui venait de la mer. On ne s'étonnera donc pas de le voir s'attacher plutôt aux tourments intimes de ses jeunes héros qu'aux grandes échéances de la vie magique.

C'est ainsi que la Coupe du monde de quidditch (sport collectif pratiqué sur des balais volants) est expédiée, alors que le fameux bal de fin d'année fait l'objet d'un traitement comique qui tient à la fois de la grande tradition littéraire collégienne britannique (qui va de Kipling à J.K. Rowlings) et du film adolescent hollywoodien. On y voit dame Maggie Smith (qui interprète le professeur McDonnagall depuis le premier épisode) se faire maître de danse avec un sens du burlesque aussi délicat qu'efficace.

Enfin, Mike Newell est un grand sentimental (souvenez-vous de l'enterrement glissé entre les quatre mariages). Il accompagne ainsi Harry jusqu'à la conclusion très sombre et très terrifiante (fidèle au livre, elle rend le film plutôt impropre à la consommation pour les moins de huit ans) et met en scène avec compassion l'apprentissage du deuil par les élèves de Poudlard.

En guise de conclusion, Hermione et Harry s'aperçoivent, une fois traversées les épreuves du tournoi des écoles, que "plus rien ne sera jamais comme avant". C'est la réussite de Mike Newell que de faire de ce lieu commun à la fois une étape dans la saga magique de J.K. Rowlings et l'adieu à l'enfance de ses personnages."

lemonde.fr

18402299

"[...] Après Chris Columbus et Alfonsò Cuaròn, c’est Mike Newell qui est responsable de l'adaptation cinématographique des aventures du jeune sorcier créé par J.K. Rowling il y a déjà sept ans. Et après trois années mouvementées à l’école de Poudlard, rien n’indique que le petit Harry aura droit à une pause. Les spectateurs non plus, l’aventure d’Harry est enlevante, sans temps morts. Il s’agit probablement du meilleur film de quatre. Un peu parce qu’il est plus mature, oui, mais aussi parce qu’il est tellement bien conçu que tout fonctionne, des amourettes aux combats épiques, en passant par la gravité du ton face au danger latent. [...]

Dans un film plus mature, franchement plus sombre que ses prédécesseurs, le sorcier préféré des jeunes – et désormais des moins jeunes – continue son apprentissage. Le spectateur est vite saisi par l’histoire parce qur le réalisateur sait tout à fait où il s’en va, il fait d’ailleurs concorder tous les éléments pour produire le plus d’effet possible. Le rythme est bon et les temps morts limités. L’ambiance sonore et la musique contribuent évidemment pour beaucoup à cette atmosphère glauque et sinistre d'Harry Potter et la coupe de feu, mais le montage et la réalisation elle-même mettent l’emphase sur plusieurs moments effectivement prenants, même pour les spectateurs adultes et conscients. Parce que les techniques ne sont pas innovatrices, au contraire, mais elles fonctionnent à chaque fois. Newell s'assure aussi de faire un film plus pratique qu'innovateur, où le travail visuel sert à la compréhension et évite d'ajouter à la complexité du récit.

Le trio d’acteur des trois premiers films est de retour et développe encore plus sa complicité. Daniel Radcliffe offre une performance étonnamment mature, Emma Watson et Rupert Grint lui donnent brillamment la réplique est exploitant encore plus les caractéristiques – tracées à gros traits - de leurs personnages. Il ne reste plus qu’à souhaiter qu’ils soient là jusqu’à la fin, parce que leur travail est exemplaire. Cette fois-ci, Brendan Gleeson impressionne beaucoup dans son rôle du professeur Alastor Maugrey, un excentrique mandaté pour surveiller et protéger Harry. [...]"

cinoche.com

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"Harry, un sorcier qui nous veut du bien !

Fans du sorcier Harry, oubliez la majeure partie de ce que vous avez lu et relu. Cet épisode, intitulé Harry Potter et la Coupe de Feu, 4ème volet d’une série qui compte 7 tomes, resserre l’action sur le personnage principal et les obstacles qu’il doit franchir pour atteindre le grade de sorcier. Pas de coupe du monde de Quidditch (« de quoi ? » répondent les novices en Potterologie), pas de révolte des Elfes gardiens de maisons (« quésako ? ») ni de famille Weasley (« Bon sang, quelqu’un va-t-il m’expliquer de quoi il s’agit ? »). Non, Harry Potter et la Coupe de Feu roule à tombeau ouvert. Pas de temps à perdre ! Il faut faire rentrer 600 pages dans 2h30 de film.

Alors même si le fan de base grognera au fond de son fauteuil, il faut avouer que le défi est relevé. L’ensemble ressemble tout de même à une valise la veille d’un départ en vacances. Une fois bouclée, il ne faut plus rien y ajouter, ne plus l’ouvrir sous peine de ne plus pouvoir la refermer. Et à tout moment, elle risque de s’ouvrir et de déverser tout son contenu dans le désordre le plus complet. L’homme assis sur la valise, garant de l’unité du film, c’est le scénariste attitré de la saga, Steve Kloves. Avec lui, Harry fonce à toute allure et tant pis pour quelques digressions qui auraient permis au spectateur de reprendre son souffle, au film de ménager une tension usée par des dizaines de cabrioles et autant de monstres effrayants...

Comme toujours donc, on peut regretter que le quotidien de Harry et ses amis ne soit pas évoqué. Là où les livres de J.K Rowling peuvent prendre leur temps, les films, eux, doivent respecter une certaine concision. Conséquence. Un film parfois brouillon mais sans aucun doute l’épisode le plus trépidant de la série, le plus dépaysant grâce à des effets spéciaux réussis et une réalisation académique et efficace. La réalisation, c’est le britannique Mike Newell qui s’en charge. Le réalisateur de Quatre Mariages et Un Enterrement et Donnie Brasco insuffle une toute nouvelle énergie à la saga et permet même aux sorciers de ranger baguettes et balais pour sautiller lors d’un concert rock surprenant.

Même si la promotion d’Harry Potter et la Coupe de Feu se fera sans aucun doute sur la noirceur de l’intrigue (en Grande-Bretagne, le film est interdit au moins de 12 ans non accompagnés, astucieux moyen de faire payer toute la petite famille), la principale force de cet opus reste l’homogénéité de l’ensemble. Peu de moments creux, de belles scènes d’émotion et un divertissement réussi. La recette parfaite pour un film de Noël. Ce n’est pas dans Harry Potter que l’on trouvera de pertinentes analyses ou de profonds questionnements. Pas besoin de cela pour enrichir un film déjà bien dense. C’est un blockbuster comme on l’aime : ni trop bête, ni trop complexe. Ce n’est pas plus sorcier que cela !"

lequotidienducinéma.com

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"On ne sait pas quoi penser après avoir vu ce dernier opus des aventures de «Harry Potter». Les puristes du livre auront sûrement un peu de mal avec cette adaptation. Le scénario s'appuie uniquement sur l'intrigue principale du roman : le tournoi des trois écoles. Pas de visites à Pré-au-lard donc, ni d'apparition de la famille Dursley. Dommage. Le début du film est, en conséquence, très syncopé afin de rentrer au plus vite dans le vif du sujet. Quelques minutes supplémentaires sur les 2h35 du film n'auraient pas été de trop pour avoir un film plus tenu.
L'histoire est bien sur celle de Harry Potter qui entre en quatrième année à Poudlard et doit accepter malgré lui de relever les défis de la coupe des trois maisons. Le jeune sorcier est donc logiquement le centre du film et occupe à lui seul la quasi-totalité des plans. C'est bien dommage pour les personnages qui gravitent autour de lui : Hermione Granger et Ron Weasley sont réduits à des rôles très secondaires, de même que Hagrid, Cédric Digory ou Cho Chang.

Résolument plus jeune :

Mais on ne peut s'empêcher d'être ému à la vue de ces jeunes acteurs : le petit Daniel Radcliffe, chétif et aux bonnes joues rondes, à laisser la place à un gaillard à la barbe naissante et du poil aux jambes. On en prendrait presque un coup de vieux. Même chose pour Rupert Grint qui enfin trouvé son timbre de baryton et Emma Watson qui est devenue une charmante jeune fille.
Par contre, on observe une volonté de réalisme du scénariste qui n'est absolument pas déplaisante : il y a (enfin) des gros mots dans un «Harry Potter» ! Les dialogues ont tout de même gardé quelques expressions ampoulées pour la bouche de tout adolescent, mais c'est déjà un début.
Quelques petites pointes d'humour ont également été insérées à l'histoire et donnent un peu de piquant aux scénarios. Les émois amoureux des jeunes personnages n'en sont donc que plus drôles !
Au final, Harry Potter est vraiment le film incontournable de ce mois-ci. Avec en prime la première apparition de Lord Voldemort, génialement interprété par Ralph Fiennes."

imedias.biz

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"Après trois opus cinématographiquement inégaux, on était en droit de se demander à quoi allait ressembler ce Harry Potter et la Coupe de Feu. Adapter le quatrième tome s'annonçait comme un défi impossible à relever, étant donné la longueur et la densité de l'œuvre mais aussi son contenu plus violent que celui des tomes précédents.

Et la surprise est que Harry Potter et la Coupe de Feu est une réussite. Vues les difficultés qu'ont dû poser l'écriture de cette adaptation, on peut d'ores et déjà saluer le travail des scénaristes. Certes, de nombreux éléments de l'histoire passent à la trappe (exit les elfes, exit l'affaire des origines de Hagrid), mais tout comme le troisième épisode, le film va à l'essentiel en insistant sur les étapes importantes de l'histoire et sur ce qui fait évoluer les personnages, et notamment Harry. Ce dernier est cette fois le véritable premier rôle du film et si les personnages qui gravitent autour de lui marqueront chacun à leur manière, ils ne le relèguent jamais au statut de faire-valoir. L'acteur Daniel Radcliffe a su étoffer son jeu, ce que l'on constate surtout à la fin du film où l'émotion passe sans difficulté et sans être systématiquement dédramatisée. Et même si certains aspects sont édulcorés, les scènes difficiles pour le héros s'avèrent contre toute attente bien adaptées. Par ailleurs, l'humour fonctionne à merveille dans les passages plus légers (nos héros sont adolescents) et les épreuves du tournoi donnent lieu à de beaux moments de cinéma.

En tout cas, que l'on se rassure, les films de la franchise Harry Potter n'optent pas pour la facilité en ciblant les enfants afin de satisfaire un maximum de monde mais suivent bel et bien la logique des livres en s'adressant à un public qui grandit. Une bonne surprise."

excessif.com

normal_uhp124tf

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Commentaires
L
J'admire votre courage à tout lire et à tout commenter ! Bizous les puces :)
V
Moi aussi j'ai tout lu mais quand mon poignet était HS. J'aime bien les articles longs moi :D Ralala Tanouh quelle méchante tu es ^^
T
Même s'il n'est pas parfait il s'agit à mon avis du meilleur des 4 (soyons méchante ce n'était pas très dur ^^) <br /> <br /> J'ai tout lu, c'était long mais j'ai tout lu (a)
lOu jO and cO
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